Réminiscence de la servitude

 

On peut concevoir le néo colonialisme (entendre une nouvelle forme d’exploitation coloniale), comme un type de société donc les caractères déterminants s’inspirent du féodalisme.

La féodalité c’est une structure sociale particulière donc les caractères déterminants sont :un développement poussé des liens de dépendances, un morcellement du droit de propriété, une hiérarchie d’instance autonome créer dans chaque pays, qui exerce dans leur propre intérêt des pouvoirs normalement attribués à l’état, et souvent du ressort effectif de celui ci à des époques antérieurs.

Ce type de société que l’on nomme aussi parfois « règne féodal » est celui qu’a connu l’Europe occidental au Xe, XIe XIIe s.

Il est propre aux états nés du partage de l’empire carolingien,la France, l’Allemagne,le royaume de Bourgogne, la Provence,l’Italie, et aux pays ayant subi l’influence de ces états ; l’Angleterre.

Dans sa seconde acception, la féodalité peut être défini comme un ensemble d’institutions créant et régissant des obligations d’obéissance et de service.

 

Obéissance de la part d’un homme libre dit vassal, et des obligations de protections et d’entretiens de la part du seigneur , à l’égard du vassal, tout cela ayant pour effet la concession par le seigneur au vassal d’un bien dit, « fief »..

Il en va ainsi aujourd’hui des rapports principalement de la France, du royaume unis, des Etats-Unis : (produit de l’idéologie occidentale, de l’esclavage des noirs,des hispaniques), avec l’Afrique, le  moyen orient , une partie de l’Amérique du sud sous l’emprise du capitalisme prédateur.

Les origines des institutions féodaux- vassaliques doivent être cherchées dans la monarchie franque à l’époque mérovingienne, et tout particulièrement dans les pays entre Loire et Rhin qui en ont constitué le cœur au VI e et VII e s.

Au lieu de faire donation d’une terre à un vassal, le seigneur pouvait lui concéder cette terre en « tenure ».

On qualifie de « tenures » (Allemand Leihe), une terre dont le propriétaire concède à une autre personne, dite tenancier, l’usage et la jouissance pour une durée prolongée, d’une manière telle que le tenancier exerce sur la terre un pouvoir immédiat et direct.

Ce sont des tenures à vie presque toujours et même fréquemment héréditaire, (c’est le cas du Togo,ou Eyadema fils succède à Eyadema père, adoubé par la France sous la présidence de Chirac , la république démocratique du Congo ‘ex Zaire), ou Kabila présumé fils à Kabila présumé père, adoubé par la France, et les Etats-Unis.

 

La vassalité en tant qu’institution est une société créant des rapports de subordination et de service de la part d’une personne à l’égard d’un autre.

Il faut songer que le nom même de « vassus »jouissait d’une médiocre considération et que la terminologie se rattachant à la vassalité répandait un parfum de servitude, car celui qui le prenait s’engageait pour l’avenir à la libre disposition de sa personne.

L’interdiction de se recommander à un autre seigneur souligne le caractère totalitaire de la subordination du vassal (cf situation de la cote d’Ivoire avec les Etats unis).

Voici le serment de fidélité prêté par le duc de bohême, Brétislav 1er, lorsqu’il se reconnaît vassal du roi d’Allemagne,HenriIII en 1041.

« IUSIU Rendi regi ut tan fidelis elli moneret quam miles seniori esse deberet, omnibus amicis eius fore se amicum, inimicis inimicum »

« Il jura au roi qu’il lui serait aussi fidèle qu’un vassal devait l’être à son seigneur, qu’il serait l’ami de ses amis et l’ennemi de ses ennemis »

L’expression Française « foi et hommage » qui se généralise dès le bas moyen age pour désigner ce complexe d’acte générateur rend parfaitement, cette union intime : »on dira d’un seigneur qu’il reçoit quelqu’un, « a foi et hommage », pour dire qu’il le reçoit comme un vassal.

D’une autre personne, on dira qu’elle tient un bien en fief, « foi et hommage » ; c'est-à-dire en qualité de vassal.

Cette autorité, ce pouvoir du seigneur sur la personne du vassal explique également des expressions marquant avec force, la dépendance du vassal à l’égard du seigneur.

L’usage d’un adjectif possessif ou d’un génitif d’appartenance : « Regis efficitur », « il devient la chose du roi », « bientôt il devient sien », écrit l’auteur des « gestes » des évêques de Cambrai dans la première moitié du XI è siècle, pour dire que le comte de Flandre en 1007, vassal du roi d’Allemagne, « mox suus effectus ».

Etre fidèle c’est avant tout ne rien faire, qui puisse mettre en péril, celui à qui l’on a promis fidélité, ou lui causer quelque danger.

Le seigneur est également tenu d’assister le vassal de ses conseils (francophonie, sommet francafrique), et de lui faire bonne justice (accord côte d’Ivoire réglé en France à Marcoussis).

Enfin si il lui a concédé un fief, il doit le défendre contre les tentatives qui pourraient être faîtes pour le lui enlever (Tchad insurrection contre le roi nègre : Idris Deby, intervention Française), ou supposer telle (tentatives pour de la France pour Renverser Laurent gbagbo, pour infléchir la politique du vassal ou le destituer, on se donne ensuite les apparences de bons samaritains, en cas d’insuccès ; Accords de Marcousis Cote d’Ivoire).

 

Rupture d’engagement

A l’origine, nous le savons le vassal n’avait pas le droit de dénoncer unilatéralement le contrat qui le liait à son seigneur, sauf si celui-ci abusait de son pouvoir envers lui : mais malgré les crimes les plus atroces, les malversations les plus honteuses,l’Afrique est toujours dans les fers.

A partir du XI siècle et en tout cas dans la première moitié du XIIe s, on admet tout d’abord en France, qu’un vassal peut rompre ses engagements, à condition de faire connaître sa décision solennellement de renoncer à son fief (ce que n’a pas pu ou su faire le dictateur sanguinaire Saddam Hussein, vis-à-vis des Etats-Unis, avec les conséquences impitoyable et atroce que l’on connaît).

Nous avons affaire ici , une fois de plus à l’action exercée par le fief sur les relations vassaliques.

Renoncer à sa foi et à son fief se dit :Renunciare, Diffiduciare, « défier », « désavouer ».

La renonciation s’appelle : diffidentia, diffiduciatio,diffidatio, en Français on dira , « défiance », « défi », »désaveu », « démission de foi », et «  démission de fief ».

Le plus souvent d’ailleurs le vassal renonçait à la foi au seigneur, et entrait en rébellion (voir Saddam Hussein, vassal désobéissant et ignorant manipulé par la conspiration impérialiste colonialiste sionniste et occidental et victime de son despotisme Arabe, autrefois courtisé e devenu mouton noir, maintenant pendu) il  prétendait conserver son fief , d’où « défier », « provoquer », c’était le point de départ du conflit armé.

Le manquement d’une des parties à ses devoirs est qualifié de : «  félonie ».

Saddam Hussein est un félon.

 Un félon soigneusement manipulé par la conspiration occidentalo-sionniste.

La sanction première était la rupture de foi.

La diffidatio ,diffiduciato , diffidatio que nous avons rencontré comme dénonciation des liens vassaliques.

Le manquement grave du vassal entraînait la confiscation du fief, conséquence nécessaire de la rupture de foi (envahissement de l’Irak lors de la seconde guerre du golfe, Saddam Hussein dictateur Arabe déchu).

La concession de fief étant conditionné par l’existence d’engagements vassaliques.

D’autres termes pouvait également être utilisés pour indiquer la confiscation du fief à titre de sanction.

Jacques d’Avesnes rentré en rébellion :

Quod iacobus un castro suo nihil juris ultériu, hobere videretur.

« Que Jacques avait perdu tout droit sur son château ».

Semblable confiscation était appelée « Commisio »ou « Commissum », Français, « Commise ».

Par analogie, on peut transposer cette procédure au blocage, ou confiscation « des comptes suisses », des roitelets nègres et dictateurs Arabes.

Ainsi l’objet de fief pouvait être dépourvu de toutes bases territoriales ou locales et consister en un droit à un revenu, à une somme versée à des termes réguliers, à une rente c’est ce que l’on appelle le : »féodem de Bursa » , à partir du XII e s, « fief de bourse ».

Le premier roi de France qui ait à notre connaissance accordé des « fiefs de bourse », fut louis VII.

Tous ses successeurs quelques soit le titre qu’ils ont pris ont suivi méthodiquement la même politique, à partir du moment ou leur ressources financière ont commencé à le leur permettre.

Le néo colonialisme ou l’impérialisme est à l’esclavage ou  la traite négrière ce que le féodalisme fût au servage, c’est à dire une exploitation féroce empêtrée dans du juridisme de moines hier, et aujourd’hui ONU et FMI.

Dans le fond on retrouve la même logique : des maîtres tout puissants ou de droits divin derrière des hommes de paille cheval de Troie de l’exploitation et de l’oppression : roitelets nègres et dictateurs arabes.